Esprit
L'esprit Azalaï
«J’ai toujours aimé le désert. On s’asseoit sur une dune de sable. On ne voit rien, on n’entend rien. Et pourtant, quelque chose rayonne en silence …» Le Petit Prince.
Azalaï : nom donné aux grandes caravanes qui, au printemps et à l’automne, se rendaient dans le Sahara central pour échanger le mil contre le sel. Que va-t-on chercher dans le désert ? Qu’est-ce qui fait sa magie, sa puissance, générant des hommes rudes et vrais, tout autant que des occidentaux désormais inconditionnels de la marche dans ces milieux arides et inhospitaliers ? Le dénuement ; la simplicité. Un rapport avec la nature brut. Le désert n’est pas un milieu anodin, il est fragile : il s’approche avec humilité, il mérite réflexion, attention. On ne s’y rend pas par hasard, on n’en revient jamais indemne. Les habitants sont humbles et droits, accueillants sans être racoleurs. Entrer en relation avec eux nécessite du temps. Tout comme se déplacer. Prendre le temps ; une notion que le mode de vie occidental a oubliée. Exit les horaires, contraintes, agendas et autres factures. L’emploi du temps de la journée ? Marcher, chevaucher un chameau ; s’arrêter, le temps d’un thé. Partager un repas... Et bivouaquer sous les étoiles. Voyager s’apprend, se partage. Voyager « hors du monde » est une hérésie : partir, c’est être curieux, c’est chercher à entrer en relation avec un milieu et une population. La relation financière, elle aussi, existe : loin de toute exploitation ou « arnaque », elle se doit d’être comme toute autre relation humaine : égale, juste, et enrichissante. Pourquoi voyage-t-on dans le désert ? Peut-être, pour paraphraser les mots célèbres de Georges Mallory, simplement… parce qu’il est là ! Bienvenue dans le monde d’Azalaï